LE BLOG DE RURZ

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dimanche 1 janvier 2012

QUELQUE PART DANS UN UTÉRUS : PREMIERS RESSENTIS DE LECTEURS

"Je suis allée voir hier, après Drive, We need to talk about Kevin... tes premières pages de Quelque part... me remettent dans les premières images du film (...) J'ai lu le livre. Ce que j'en ai pensé ? Brut (...) J'aime quand tu parles de la mer et de la plage. Il y a des trucs que je ne comprends pas, d'autres que je ressens plus. J'aime quand ça vomit. Il y a de l'humour, j'aime..."   V. D.


"Julien ! J'ai lu les correspondances de C. L.-C. et J. C. C'est très, très fort - votre complicité "respectueuse", vos échanges, votre sincérité à tous les deux m'ont beaucoup émue (voire pleuré). Bravo pour ton écriture Julien, c'est très beau (...)"   Jo. C.


"(...) Ce livre est bien celui que vous prépariez cet été : bel et bon ouvrage ! Et j'aime devoir couper les pages avant de me mettre à lire. C'est un geste intime, c'est un peu comme décacheter un courrier et lire une lettre écrite juste pour soi. Et puis, dans mon enfance il y avait encore quelques livres présentés comme ça, alors voilà, souvenirs, souvenirs... odeur de papier, toucher du papier, 
et plaisir de lire..."   F. B.


"(...) Je trouve ce livre physiquement très réussi et vous félicite de votre goût. Mais je vous félicite surtout pour la persévérance avec laquelle vous avez réalisé votre projet jusqu'au bout.
Mon sentiment quant à l'écriture des poèmes n'a pas varié. J'apprécie la générosité de votre souffle mais reste réservé sur la qualité de l'expression. 
Aussi je serai heureux, le moment venu, de vous retrouver aux prises 
avec la fiction et avec la prose (...)"   C. L.-C.

QUELQUE PART DANS UN UTÉRUS : PREMIERS RESSENTIS DE LECTEURS (2)

"(...) J'ai beaucoup apprécié.
Tout d'abord sur la forme, le fait de devoir couper les pages permet de s'approprier le livre et tisse un lien entre l'auteur et le futur lecteur. Ce dernier, le travail fait, s'oblige à lire et à découvrir les textes.
Sur le fond, ce livre te ressemble : beaucoup de mélancolie et des pointes d'humour sur un sujet scabreux et dans lequel tu excelles et te sens à l'aise.
J'ai passé un très bon moment (...) Les illustrations sont remarquables et en parfaite harmonie avec les écrits. Bravo !"   D. T.


"(...) mais je le lirai. Je tiens, toutefois, sans attendre, à vous complimenter pour la présentation de l'ouvrage, et pour la réalisation, de toute première qualité, des éditions de la Fourmilière. C'est un très beau travail d'édition (...)"   B. B.


"Alors par où je vais commencer. Par les poèmes bien sûr, car ton échange avec ton auteur, je ne l'ai pas terminé. Donc commençons. Le premier mot qui me vient Julio, c'est MERCI. Tu as utilisé des mots (...) que je comprends (...) ce qui enlève tout le côté vulgaire de la bête (merde je suis un pervers). En gros, je ne suis pas d'accord avec le Claude sur sa première lettre (merde tu aurais fait ça avec du patois picard, alsacien ou vieux françois, je suis sûr qu'il aurait dit autre chose, enfin bref), une écriture qui pour les gens comme moi (j'espère que je ne suis pas tout seul), permet de s'identifier plus simplement à certains persos, ou même à d'autres gens de mon entourage (...) ; j'ai compris ce que tu as écrit.
Maintenant les dessins, euuuuuuuuh classe rien à dire ; des trucs que je ne ferai jamais, mais ils sont esthétiques et simples, il déboîte ton collègue. J'en ai deux ou trois à te faire, ils me sont venus quand j'ai lu certains passages de ton livre (ils seront différents de ceux de ton collègue ; artistiquement et sur les passages aussi).
Le marque-page, c'est quoi ce soutif ? nul, nul, nul.
(...) Je ne suis pas d'accord sur certains points concernant les vendanges : tu as oublié (...), c'est un point que tu aurais dû souligner, le gars qui vient tous les ans ou presque, avec la même guitare, pour chanter les mêmes chansons, à la même place (...). Les seins, les seins de M. et C., source de motivation quand on est dans le Chirouble, où c'est le seul moment où nous sommes devant afin d'avoir notre récompense : vue plongeante sur leurs belles poitrines, ce qui nous redonnait
 du baume au coeur (...)"   M. L.

vendredi 30 décembre 2011

QUELQUE PART DANS UN UTÉRUS À LA FONTAINE DE CASTALIE

Herbert Draper / la Nymphe Aquatique

   Unique et très courageuse librairie de la ville de Péronne (Somme / Picardie) née en avril 2010, la Fontaine de Castalie a reçu la Fourmilière le temps d'une dédicace, le jeudi 22 décembre 2011. Un livre vendu, six dédicaces effectuées. Les auteurs sont heureux et remercient chaleureusement les libraires Gaëlle Bello et Nathalie Fache d'avoir bien voulu de nous chez elles, ainsi que pour leur accueil. À noter qu'on pourra trouver là-bas les livres de la Fourmilière.
Le Blog de rurz, avec ses misérables moyens, vous recommande chaudement cette adresse (avec un grand choix de beaux livres pour enfants) !
   Précisons, parce que c'est beau, que Castalie est une naïade qui, "poursuivie par le Dieu Apollon, préféra se jeter dans une fontaine que de céder à ses avances. Castalie était capable de donner l'inspiration poétique à celui qui buvait de ses eaux ou écoutait son murmure tranquille..." 

   Nous souhaitons de tout coeur à cette Castalie-là qu'elle murmure tranquillement encore très longtemps et, surtout, qu'elle ne se noie pas !





Angèle Villeneuve, Bert Poulain et Julien Cassel, jouasses.

Photos : Josée Cassel et J.C.
Illustrations-dédicaces : Bert Poulain
Citations et photo-nymphe : Wikipédia
On trouvera un petit article sur deux publications d'Angèle et de Bertrand sur ce blog / Colonne en bas à droite / Libellé "Bertrand Poulain"
Merci à Bertrand et Angèle d'être venus ; et d'être restés

jeudi 29 décembre 2011

LES ÉDITIONS DE LA FOURMILIÈRE DANS LE COURRIER PICARD

(cliquez sur l'image pour lire le texte)

   Voici un article conséquent publié dans Le Courrier Picard du mardi 27 décembre 2011. Quelques petites erreurs se sont glissées dans l'article. Ainsi : mon premier livre est Dans le secret de l'oubli qui borde les coeurs, trois tranches de vit (2004-2000) qui n'a pas été édité par la Fourmilière. Le deuxième (et le premier édité par la Fourmilière) est rurz, rurz, rurz, l'histoire de Léon et de Lila (le vieux monsieur et son aide à domicile). Quelque part dans un utérus est, quant à lui, mon troisième livre (le deuxième édité par la Fourmilière), à la fois recueil de poèmes et essai. 
   Ceci étant dit, l'article est vraiment chouette et concrétise notre collaboration avec Bertrand autour du livre. Le jus de betteraves coule dans nos veines ! Yeah ! 

Et ce n'est pas tout...

 Merci Le Courrier Picard !...

QUELQUE PART DANS UN UTÉRUS DANS GRENEWS

Article paru dans l'édition du journal gratuit Grenews / numéro 166 / semaine du 30/11/2011 au 06/12/2011

mercredi 28 décembre 2011

dimanche 27 novembre 2011

QUELQUE PART DANS UN UTÉRUS


format 148 X 210 mm, 220 pages, 200 exemplaires
impression offset, broché
jaquette quadri sur couché demi-mat fedrigoni 135 g
couverture sur vergé conqueror ivoire 220 g
pages intérieures sur vergé conqueror blanc 100 g
ouvrage non-massicoté
13 illustrations :
20 euros
ou
également disponible en version « la classe ! » :
50 euros
(voir article de blog suivant, ci-dessous)

Ce livre réversible est un recueil de poésies baroque, impressionniste et parfois trash.
C’est aussi un livre magique puisqu’en le retournant, vous serez propulsé entre ses lignes… où vous découvrirez un essai sur la vie, l’écriture et l’amour.
Un livre à accoucher soi-même qui pourra plaire aussi bien à ceux qui lisent beaucoup qu’à ceux qui ne lisent jamais, ou très peu.
Un livre foisonnant, parce ce qu’il faut de tout pour faire un monde, comme disaient Arnold & Willy.

un livre de julien cassel, illustré par bert poulain & rudement approché par claude louis-combet


Vidéo de présentation du livre :
(à ne pas agrandir)


video


( voir les 25 bandes-annonces originales du livre en cliquant ICI )


isbn : 978-2-9532547-1-6
imprimeur : « Du Lérot - Les Usines Réunies », Tusson, France
© Julien CASSEL, 2011
et © Claude LOUIS-COMBET, 2011 (pour ses lettres) / © Bertrand POULAIN, 2011 (pour ses illustrations)


CHERS COLLABORATEURS, CETTE PETITE VIDÉO EST POUR VOUS :


video
Musique : Dave / "Du côté de chez Swann"

(On en trouvera une autre sur le site Internet des éditions. Il vous suffit de CLIQUER ICI et de consulter la vidéo intitulée "et sans eux...")




-éF-

VERSION À 50 € DU LIVRE "QUELQUE PART DANS UN UTÉRUS"

Débordante d'idées, la Fourmilière n'a pu s'empêcher de vous proposer, à très très peu d'exemplaires, une version assez originale du livre. Vous allez la découvrir ici.
   Pour se faire, elle a développé une succursale : la Fourmilière  "diy" pour "Do it yourself", "Fais-le toi-même"(les anciens ou vieux punks savent d'où vient cette expression). 
Principe de cette succursale de la Fourmilière : proposer à la vente à ses lecteurs des petites choses belles et sympas, fabriquées à la maison et/ou à fabriquer soi-même. Si l'impression ne sera donc pas professionnelle (comme pour les livres), le résultat est de haute tenue, parole de Fourmilière. 
Qu'on en juge :

QUELQUE PART DANS UN UTÉRUS
(VERSION "LA CLASSE !" À 50 €)

AVEC :

LE LIVRE 
(MÊMES CARACTÉRISTIQUES 
QU'EN VERSION "CLASSIQUE")


+

TROIS DVD 
REGROUPANT LES BANDES-ANNONCES DU LIVRE, ACCOMPAGNÉES DE BONUS
(3 menus DVD originaux et soignés, 24 B.A. et 5 Bonus ;
habillage des boîtiers sur papier satin 160 g couleur, impression numérique)



CONTENU DES DVD :
  • DVD 1, "PRÉSENTATIONS" : 9 Bandes-Annonces très variées et guillerettes qui vous présentent le livre. Elles reflètent la grande variété de tons présente dans le livre et elles restent généralistes dans son approche.
  • DVD 2, "POÈMES EN COULEUR ET EN MUSIQUE" : 9 Bandes-Annonces qui entrent dans le vif du sujet : pour chacune d'entre-elles, un poème et une musique, point. Découvrez une autre façon de lire. Du sérieux !
  • DVD 3, "BOUQUET FINAL" : 6 Bandes-Annonces, l'Apothéose ! Du général, dans un premier temps, et du particulier ensuite. Il y aura de quoi voir, lire et écouter ! Quand, au détour d'une bande-annonce, Freddie Mercury rencontre Marcel Proust... + 5 Bonus à savourer !
    Au total, 29 Bandes-Annonces présentées avec amour !
    Et l'heureux acquéreur découvrira les B.A. non encore publiées sur YouTube en avant-première : Wouaaah... La Classe !

    (Cela n'aura pas échappé aux fans maniaques de la Fourmilière ayant suivis les bandes-annonces  à l'origine présentées (et elles le seront encore, accompagnant la sortie du livre, au rythme d'une le dernier week-end de chaque mois jusqu'en mai 2012 !) sur un site dédié de YouTube tout au long de l'année 2010 et de l'année 2011 : il manque une B.A. dans ces trois DVD. Et non la moindre !
    La raison en est simple : elle a dû être écartée car, une fois "encodée", la B.A. s'est avérée ignoble, toute dénaturée... donc inregardable (qualité misérable des photos et des fondus...). 
    Mais qu'on se rassure : on peut toujours l'apprécier sur la page "catalogue" du site Internet de la Fourmilière !)

    +

    UN PETIT LIVRE 
    À PLIER SOI-MÊME : 
    " UTÉRUS EN PLUS " 
    (réplique naine de son grand frère, il contient 7 poèmes inédits ;
    format 74 x 105 mm
    jaquette sur papier satin 160 g, couverture sur vergé blanc 200 g, intérieur sur vergé ivoire 100 g ;
    impression numérique, reliure à l'élastique - fourni !)


    JE PLIE :

    JE N'OUBLIE PAS DE DÉCOUPER AVEC PRÉCAUTION LES PAGES... 
    ... NI DE METTRE ENSUITE L'ÉLASTIQUE... 
    ... ET VOILÀ !

    Comment confectionner votre petit livre ?
    • Pour plier la jaquette :
    1- Retournez-la (côté blanc) et tracez un repère à 3,5 cm, en partant de chacun des deux bords.
    2- Pliez sur l'envers (côté blanc) sans trop marquer la pliure (pour éviter que l'encre ne "casse") et en vous aidant de votre repère, les deux petits côtés de la jaquette.
    3- Repliez-les délicatement à l'endroit, en suivant votre premier pli, sans trop le marquer. Voilà, vous avez vos rabats.
    4- Pliez à présent la jaquette, toujours d'abord sur l'envers, en son milieu, puis remettez-la doucement à l'endroit : votre jaquette est prête ! Glissez-y la couverture du livre (à plier simplement en deux) et "passez" les rabats.
    • Pour plier l'intérieur du livre (feuille A4) :
    1- Il s'agit de plier trois fois la feuille en son milieu. Faites attention à ce que le premier pli laisse apparaître la page titre "Utérus en plus".
    2- Marquer, cette fois et à chaque étape, très fortement le pli avec votre ongle.
    • Pour découper les pages du livre, une fois celui-ci correctement plié :
    1- Commencez par couper (avec un coupe-papier, sinon avec un couteau sans dents) le "bord court" (le haut) du livre. Faites-le de préférence en deux fois : la première, coupez le plus loin possible sans pour autant aller jusqu'au pli. Coupez d'un geste franc et net. La deuxième, couper ce qu'il reste le plus près possible du pli, délicatement.
    2- Terminez par les "bords longs" (le côté) du livre. Glissez votre couteau ou coupe-papier de part en part et coupez d'un geste net et franc.
    Intégrez l'intérieur du livre dans sa couverture, passez l'élastique : votre livre est prêt ! Il ne vous reste plus qu'à le glisser fièrement dans son petit sachet rose à zip. La Classe !
    (Si fabriquer votre livre ne vous plaît pas, faites-le savoir à la Fourmilière qui délèguera alors pour vous le travail à l'un de ses nombreux esclaves !) 


    ET ENFIN

    +

    8 AFFICHES 
    GRAND FORMAT DU LIVRE !
    (photographies de l'auteur ;
    277 x 416 mm sur papier satin blanc 160 g ;
    impression numérique)

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    Voilà.
    N'hésitez pas à vous faire plaisir !
    Éditée pour l'instant à 5 exemplaires (et rééditée en fonction de la demande) la version spéciale du livre se présente sous sachets à zip rose antistatiques de différentes tailles et du plus bel effet, griffé par l'escargot-logo de la Fourmilière !

    Attention : 

    la version à 50 € n'est pas disponible par correspondance en raison des affiches qui ne peuvent être ni pliées ni maltraitées, et du coût que cela occasionnerait à votre porte-monnaie, s'il fallait correctement les emballer. Nous consulter pour trouver un arrangement, si vous habitez loin de Grenoble ou si vous êtes simplement intéressés pour acquérir cette version du livre.

    Pour des questions pratiques, cette version à 50 € de Quelque part dans un utérus ("QPD1U" pour les intimes) ne se "décortique" pas. C'est-à-dire que vous ne pourrez pas choisir uniquement le petit livre ou 1 seul DVD, ou 3 affiches, etc. C'est tout ou rien ! La Fourmilière en est désolée, mais ce serait vraiment trop compliqué à gérer sinon...
    Précisons toutefois qu'un heureux acquéreur du livre dans sa version " classique ", regrettant à mort de n'avoir pas craqué pour sa version " La Classe ! ", pourra bien entendu se procurer tous ces petites choses, moyennant 30 €. Merci la Fourmilière ! 

    vendredi 30 septembre 2011

    IL est là !...


       ...MAIS il faudra encore patienter un peu !

       Oui, ça-y-est, Quelque part dans un utérus est arrivé, pimpant et encore chaud, de chez l'imprimeur !
    Six exemplaires tête-bêche du livre se cachent derrière ce papier zébré bleu... et il y a 36 paquets identiques, dans 9 colis soit 80 kg d'utérus !
       Notez que le livre sera disponible en avant-première sur commande dès le 22 octobre, pour les lecteurs de ce blog et pour les contacts de la Fourmilière (si vous souhaitez le devenir, envoyez-nous sans attendre votre mail à la.fourmiliere@yahoo.fr). Un bon de commande ainsi qu'une présentation du livre vous seront alors envoyés par mail.
       Sachez que vous pourrez venir découvrir le livre lors des "24 heures de la Fourmilière", du samedi 29 octobre 14h au dimanche 30 14h, au 72, route de Lyon à Grenoble. On pourra boire le thé, le café ou la bière et discuter ensemble. La journée prendra la tournure qu'on voudra bien lui donner, en fonction des personnes présentes ! 

       Le livre sera entièrement dévoilé lors de sa sortie "officielle", le 27 novembre, ici-même, dans les "pages" de ce blog. Attendez-vous à quelques surprises : vidéos, version du livre à 50 €, et... mystère...

       Voilà ainsi le dernier mois d'attente pour celles et ceux qui ne supportent pas la frustration ; et les deux derniers mois d'attente pour les moines zen. 
       Mais parole de Fourmilière, celle-ci n'aura pas été vaine !...
        

    mardi 23 août 2011

    SAUCISSON ET LITTÉRATURE

      
      Et un nouveau point de vente, un !

         C'est un véritable honneur pour la Fourmilière d'être présente, par le biais du livre rurz, rurz, rurz, sur l'étal de marché de Fab, entre autres à Guillestre, Hautes-Alpes, le lieu même de l'action du livre !

         Le pied total pour le lecteur passionné, amateur de bonne bouffe et de petits villages ! Visitez le bien beau village de Guillestre, et partez sur les traces de Lila et de Léon ! 
    Commencez par un apéro prolongé au PMU sur la place (le "P'MU" du livre) ; le ventre commençant à grogner, faites 5 mètres et descendez 5 marches en titubant sur votre droite : vous voilà devant le restaurant vouté "Le Regain". 
    Saluez Étienne, le patron, et continuez l'apéro dans l'attente de votre commande : un carré d'agneau à la fleur de thym (la cuisson : rosé). Le meilleur du monde (issu du troupeau de son oncle, berger haut-alpin) ! Vous n'aurez bien entendu pas oublié d'arroser tout cela d'un bon pif de votre choix ("Un vin qu'est bon, c'est un vin qu'on aime"- Brahim). 
    Achevez-vous par la tarte aux myrtilles maison, cuite au feu de bois (installez-vous face au four, et laissez-vous bercer par les flammes et la valse des cocotes en fonte - le vin vous y aidera). 
    Enfin un café et le génépi, qui vous sera sûrement offert, pour la route...

       La route vers le stand de Fab ! 

       Lourd et repu, les papilles en feu, porté par la nonchalance de l'endormissement que vous sentez poindre et par l'ivresse qui commence à retomber, bercé, sortez du restaurant, remontez les quelques marches, et dirigez-vous sur votre gauche ou sur votre droite. Foncez vers Jacky et/ou Fab, et bavez devant leur cochonnaille... Achetez-leur des saucissons (ils sauront vous conseiller), succulents et peu chers, ainsi que rurz, rurz, rurz : vous serez ainsi paré pour l'apéro du soir, lisant le livre en mangeant le saucisson, les doigts gras sur la couverture immaculée du livre, lui donnant ainsi vie et chair !

    Un grand merci à Fab et Clo, amoureux du livre qu'ils diffusent sur Embrun et sa région.
    (Dates et lieux des marchés où Fab est présent à venir...)
    Photo : copyright Clo 
    (double-cliquez dessus, vous la verrez en grand et mieux !)

    lundi 18 juillet 2011

    TERRENCE MALICK : " THE TREE OF LIFE "



    The Dance of the ray of light in your eyes

    ( bande-annonce : ici )

       Un homme (la quarantaine ?) est en crise. On peut penser à une carrière professionnelle brillante (à la NASA ?) et à une vie de couple - sans enfant - réussie. Mais il n'est plus là. 
    Il est ailleurs, dans son couple comme à son travail. Une longue pause régressive dans sa vie, un retour sur, en et au-delà de soi : une crise. 
    Le souvenir de son frère cadet, mort à 19 ans, a ressurgi en lui ; et plane... Et toutes les questions existentielles éternelles émergent à nouveau...
       The Tree of life nous raconte le cheminement mental de cet homme pour parvenir à sortir de cette crise, en replongeant dans son passé, en lien avec le film en lui-même, qui lui nous montre la naissance de la Terre, de la vie sur Terre, du "sentiment" puis de l'humanité. 
    Il raconte comment cet homme (et toute sa famille) parviendra à faire le deuil de son frère, et parviendra à s'apaiser à la fin du film. 
       Voilà pour l'histoire.
       Magistralement, superbement, gracieusement sublimée par la façon dont Malick la met en scène.
    Le film est rythmé par des apparitions orangées, et parfois bleutées, mouvantes sur fond noir, en musique douce. D'une finesse extrême, la forme du film est l'épure dansante. Ce que j'ai raconté plus haut est évoqué en une poignées d'images, muettes le plus souvent.
    Les différents niveaux temporels (aube du monde et de la vie, passé des personnages, présent) sont mélangés mais bien identifiables. Le temps passe ou revient en arrière par la grâce des mouvements de caméra, montés cut, souvent coupés dans le mouvement, ce qui n'est d'ailleurs pas sans évoquer les sublimes réminiscences du protagoniste d' Enter the Void - voir "critique" du film plus bas dans ce blog (film qui, dans son fond, possède de nombreux points communs avec The Tree of life : l'envie formidable, réussie (et comment !), d'embrasser l'histoire humaine dans la totalité de ses aspects, de montrer le jamais-vu et l'invisible, l'universel ; Malick allant cependant jusqu'à évoquer la naissance du monde, chose que Noé ne fait pas dans son film).
       Le film, par ses voix-off, annonce clairement et d'entrée son argument : la voie de la nature, terrible et violente ; la voix de la grâce, aérienne et douce, incarnées par le père et la mère du protagoniste : il nous faut choisir. 
    Nous sommes faits de ce dont est fait le monde, de ce dont sont faites les étoiles : dans l'évocation du passé de Jack (le protagoniste), dans cette ambivalence constante entre la nature et la grâce, Malick associe toutes les étapes de la vie humaine à toutes les étapes de la création du monde, de la vie sur terre et de son évolution, en des scènes donnant le frisson faites d'images jamais vues auparavant.
    Homme et monde en échos constants, en frères. Toute l'ambivalence est présente dans les évocations sublimes du devenir homme de Jack, provoquée par la naissance de l'Autre, les questionnements, les désillusions, la rébellion, la cruauté, les premiers émois sexuels, l'irruption du désir ; bref, par le grandir. Nous assistons à l'éveil de la conscience de Jack, enfant sur le point de ne plus l'être.
    Cette ambivalence s'exprime aussi dans la forme du film : la mère (quel personnage !) associée à la caméra virevoltante, papillonnante ; le père, à une caméra moins mobile, plus lourde, en équilibre instable. Et les enfants : caméra courant avec eux, nerveuse, aventureuse, découvreuse, hyper mobile.

       Le film débute avec la mère, enfant, puis se poursuit par un saut (une légère vague plutôt) dans le temps, à l'époque de l'annonce par courrier de la mort du fils, du frère, puis part dans un premier voyage dans l'"inconnu" fait d'images magnifiques, sur fond de voix questionnantes et parcimonieuses des personnages. Puis longue évocation pour évoquer l'enfance de cette fratrie de trois garçons, centrée sur Jack, entrecoupée par son présent (Jack homme), par des images de paysages arides évoquant sa quête, par de nouvelles images d'espace, d'infiniment grand, d'infiniment petit, pour déboucher sur l'ultime scène en musique, crescendo et bouleversante, de la fin de la quête, des retrouvailles symboliques en bord de mer, puis le visage apaisé de Jack homme ; enfin un pont. 
       The Tree of life est nimbé de religion chrétienne, de dieu. Sans aucun prosélytisme, et avec une grande intelligence, une beauté et une simplicité (malgré sûrement ce que dégage ce texte) !... C'est là. C'est tout.  Et la religion permet au film d'atteindre une autre dimension. Dieu est souvent interpellé : pourquoi la mort, et quel sens donner à la vie ? Dieu est silencieux mais présent, dans l'ambivalence de la nature et de la grâce. Tout est.
       La crise du protagoniste adulte, sa quête, sa tentative de retourner vers son frère oublié, ce voyage dans l'apprentissage du deuil, est symbolisée par les immensités rocheuses arides dans lesquels erre, puis s'aventure Jack homme sur l'invite souriante de Jack enfant, pour enfin déboucher sur une plage, croisant d'autres personnes en quête elles aussi ; en quête, comme lui, d'apaisement, et surtout pour rejoindre, en cette scène incroyable déjà citée, toute sa famille acceptant alors le décès du jeune frère, remis par sa mère entre les mains de dieu en un montage foisonnant de scènes rituelles douces et belles (qui passent comme une lettre à la Poste !) : les mains offrantes de la mère.

       Parmi les très nombreux chocs de beauté provoqués par ce film, un me restera et m'a tiré des larmes : un plan d'une ou deux secondes peut-être : le regard bouleversant de la mère regardant son fils, elle s'agenouillant, avant que la nuit ne tombe sur la plage.
       Ce regard de Jessica Chastain...

    The tree of life est immense.

    _________

    Petite anecdote :
       La première fois que j'ai vu ce film, c'était dans un multiplexe de Grenoble. Un film comme ça, me suis-je dit, ça se regarde sur un écran géant avec un son de fou.
    La salle était comble. Et, comment dire... un vague malaise a été palpable durant tout le film. Un mélange  fait de "Qu'est-ce que c'est que ça ?", de "Comment je dois réagir ?", de début de colère contenue, de moqueries, de rires gênés, de soupirs - certains ont quitté la salle (mais trop peu : gloire leur soit rendue !) - a flotté dans l'air constamment. Geignements exaspérants...
       À la fin du film, ce fut fascinant : une espèce de soulagement général dans la salle. Torture terminée, langue déliée... Et alors une immense haine m'a envahi. Un mépris gigantesque pour tous ces abrutis ne sachant pas voir la beauté où elle se trouve, si simple et évidente pourtant ; l'envie de tous les voir mourir tellement il n'était rien de n'avoir pas été sensible à cette beauté, qu'ils ne méritaient pas de vivre, que ce n'étaient que des rats ; l'envie de me mettre sur l'estrade de devant l'écran et de les insulter tous, ignoblement et sans détour, m'a pris ; l'envie de leur dire, de leur cracher à leurs pauvres gueules, ce que je suis en train d'écrire ici. Ça m'a gâché la fin du film et la soirée ! J'en parlerai à mon cheval-psy !...
       Évidemment (et tant mieux !...), j'ai juste dit aux deux pouffes qui pouffaient à côté de moi, qu'elles n'étaient pas obligées de rester jusqu'à la fin... Quel homme !...
    Allez, avec du recul et un peu plus de gentillesse pour la race humaine, laissons le cinéaste David Lynch nous expliquer ce qui s'est passé : 







    « L’ironie et le cynisme sont vraiment dans l’air du temps. C’est sans doute parce qu’ils sont devenus tellement forts, que les gens craignent aujourd’hui de ressentir des choses trop simples, trop pures. Ils se ferment. Depuis Blue Velvet, chaque fois qu’on les place devant… disons, l’amour, ou la tendresse, les gens se regardent en se demandant ce qu’ils sont censés éprouver, s’ils peuvent se laisser aller honnêtement à l’émotion. Il y a donc un chemin qui s’est perdu. Il serait donc souhaitable de renverser la vapeur sur ce point. L’ironie et le cynisme… le cynisme surtout… sont des défenses. Car lorsqu’on abuse les gens pendant assez longtemps, ils ne croient plus à rien (…). Le cynisme est ou était, pendant un moment, très en vogue. Or, à la télévision, on tente toujours de fournir aux gens ce qu’on croit qu’ils désirent. Et lorsque quelque chose de différent survient, les gens rigolent car ils pensent alors que c’est ce qu’ils sont supposés faire. Ça marche de la même façon avec les films cyniques où les gens sont censés rire de quelqu’un qui n’est pas comme eux, ou de quoi que ce soit de différent. Mais au fond d’eux-mêmes, lorsqu’ils se retrouvent entre quatre murs au cœur de la nuit, ils s’en veulent beaucoup (…). Ce qui était au départ une défense a fini par nous faire plus de mal que de bien. » 

    Et oui...

    (La citation est extraite du beau livre d'entretiens judicieusement intitulé David Lynch paru aux Cahiers du Cinéma - lecture hautement recommandable d'ailleurs...)

    Photo : D.R.



    mercredi 29 juin 2011

    LA FOURMILIÈRE À LA CONQUÊTE DE L'UNIVERS !

      On la disait en gestation, voire renaissante, la Fourmilière... Eh bien ça-y-est, elle a revêtu ses habits d'été : voici que "les éditions de la Fourmilière" s'incarnent en association ! Pour combien de temps et avec quelle efficacité (car aucune structure juridique ne correspond parfaitement à ce que sont ces Éditions...) ? L'avenir le dira !
      C'est donc avec joie et fierté que nous vous annonçons que l'association "les éditions de la Fourmilière" est née le dimanche 26 juin 2011 à 16h12, qu'elle est en pleine forme et qu'elle ne pèse pas grand chose aux yeux de notre vaste monde, certes, mais lourd dans nos petits coeurs !
      Elle a pour objet de "participer à l'approche et à la compréhension (à jamais repoussée et inatteignable) de l'être humain, par le biais de son expression artistique - sous toutes les formes possibles et imaginables ; une expression faite de sentiments, de tripes, de raison et d'âme" !
      Accouchée sous l'oeil bienveillant de Clo (merci pour les photos, la Clairette, le saucisson et le fromage !), l'association s'est dotée d'un Bureau de choc et de charme (il faut au moins ça, pour conquérir l'Univers). Qu'on en juge :
      Et qu'on nous pardonne ces petits plaisirs narcissiques photographiques (mais l'évènement l'imposait) !
    Rappelons que l'association ne fonctionne pas sur le mode de l'adhésion. Si vous l'aimez et que vous souhaitez la soutenir, vous pouvez le faire en achetant ses productions : il reste des exemplaires du livre rurz, rurz, rurz (15 €) et vous découvrirez Quelque part dans un utérus, le recueil de poèmes/essai réversible et illustré en décembre 2011 ! Et toutes les surprises qu'elle vous prépare !
      Parlez de la Fourmilière autour de vous ! Merci !

    Les statuts de l'association sont à lire dans l'article de blog suivant. D'ailleurs, nous les avons bien signés :
      
    (Photos : Clo et Julien) 

    STATUTS DE L'ASSOCIATION "Les éditions de la Fourmilière"


    ASSOCIATION
    -éF-
    Les éditions de la Fourmilière

    « Certes, ce que j’avais éprouvé dans la bibliothèque et que je cherchais à protéger, c’était plaisir encore, mais non plus égoïste, ou du moins d’un égoïsme (car tous les altruismes féconds de la nature se développent selon un mode égoïste, l’altruisme humain qui n’est pas égoïste est stérile, c’est celui de l’écrivain qui s’interrompt de travailler pour recevoir un ami malheureux, pour accepter une fonction publique, pour écrire des articles de propagande) d’un égoïsme utilisable pour autrui. »

    Marcel PROUST


    STATUTS



    NOM : Les éditions de la Fourmilière

    OBJET : Participer à l’approche et à la compréhension (à jamais repoussée et inatteignable) de                                    l’être humain, par le biais de son expression artistique — sous toutes les formes possibles et imaginables ; une expression faite de sentiments, de tripes, de raison & d’âme.

    SIÈGE SOCIAL : 72, route de Lyon 38000 GRENOBLE



    « Parce qu’elle procède de la rupture, l’écriture consacre la rupture. »
    CLAUDE LOUIS-COMBET

    ÉTHIQUE :

    « Adhérer, idéalisme de poulpe. »

    « Le militant, c’est comme le militaire ; en mou. »
    GEORGES HYVERNAUD

    « Tous les éditeurs sont des charognes. Pas un pour claquer l’autre ! les éditrices. Pire ! »

    « Oh les critiques littéraires, c’est du bruit, de la vente clarinette... Le principal est qu’ils
    bafouillent. D’abord, ils sont bien trop cons. »
    L.-F. CÉLINE

    « Sachez, dit le peintre, que ces gens qui jettent leur bave autour des choses de l’art, ces relations sexuelles artistiques, cette écoeurante excitation générale pour l’art et les artistes, m’a toujours dégoûté. Ces nuages menaçants de l’instinct de conservation le plus bas et puis l’envie... C’est l’envie qui fait que les artistes se soutiennent mutuellement. Chacun envie l’autre pour tout et n’importe quoi... J’en ai déjà parlé une fois, je prétends même : les artistes ce sont les fils et les filles de l’odieux, de l’impudence originelle, ce sont les archi-filles et les archi-fils de la lubricité, les artistes, les peintres, les écrivains, les musiciens, ce sont sur cette terre les êtres astreints à l’onanisme, ses centres répugnants de crispation, ses périphéries d’abcès, ses ordres de processus purulents... Je voudrais même préciser : les artistes, ce sont les grands vomitifs de notre temps, depuis toujours, ils ont été les grands, les plus importants vomitifs...
    Les artistes, ne sont-ils pas une armée dévastatrice du ridicule, de la lie ? Je découvre toujours une infernale absence de scrupules dans la mentalité des artistes... Mais je ne veux plus avoir des pensées d’artistes, de ces pensées anormales, je ne veux plus rien avoir à faire avec les artistes, ni avec l’art, oui, ni même avec l’art, ce grand mort-né, le plus grand, le plus célèbre des mort-nés...
    Comprenez-moi bien : je veux m’écarter de cette odeur nauséabonde. M’écarter de cette puanteur, voilà ce que je me dis toujours, et c’est ce que j’ai toujours, secrètement, pensé : fuir, fuir ce mensonge gratuit qui décompose tout, qui met tout en lambeaux, fuir cette prébende, cette sinécure éhontée...
    Il dit : Les artistes, ce sont les frères jumeaux de l’hypocrisie, de l’abjection, les jumeaux d’un seul oeuf de l’exploitation la mieux protégée de tous les temps. Les artistes tels que je les ai connus sont tous fats et hâbleurs, rien que fats et hâbleurs, rien d’autre... »
    T. BERNHARD

    « Nous sommes des objets de publicité, des mannequins de publicité. C’est dégueulasse.
    Il serait temps de faire une cure de modestie générale. Dans la littérature aussi bien que dans le reste nous sommes empuantis par la publicité. C’est vraiment ignoble. L’écrivain n’a qu’à faire un boulot et puis se taire. C’est tout. Le lecteur le regarde ou le regarde pas, le lit, le lit pas, et c’est lui que ça regarde, et puis c’est tout. L’auteur n’a qu’à disparaître. »
    L.-F. CÉLINE

    « Que cela nous plaise ou non, il nous faut parfois reconnaître la présence du cheval sauvage en nous. Le laisser galoper tout son soûl ; retombé épuisé sur le sable ; sentir la terre tourner ; éprouver — carrément — un mouvement d’amitié pour les cailloux et pour l’herbe, comme si l’humanité avait pris fin, et que, quant aux hommes et aux femmes, qu’ils aillent se faire pendre — on ne pouvait nier que ce désir s’emparait de nous assez souvent. »
    V. WOOLF


    OBJET :

             Un constat : l’expression artistique, et l’écriture en particulier, de par les couches successives de poussière déposées sur elle, consciemment ou non, par une armada d’institutions (scolaires, médiatiques, artistiques, culturelles, intellectuelles, commerciales) qui sacralisent à tort ses acteurs et en font hypocritement des statues intouchables, est dévoyée dans sa représentation.
    Ce qui a pour effet néfaste d’en éloigner a priori une quantité considérable de personnes, ou alors de les faire se pâmer pour de mauvaises raisons par le biais de l’effet de mode. Et la plupart du temps après la mort de l’auteur de cette expression artistique...
                C’est pourquoi l’association  « les éditions de la Fourmilière », à son niveau (c’est-à-dire à hauteur d’homme), s’inscrit contre cette détestable tendance, avec désespoir, joie et rage.
    Parce qu’à l’origine de l’expression artistique (et c’est son unique raison d’être), il y a une personne (avec d’autres autour d’elle), en plein dans son époque, qui vit et qui a ressenti à un moment donné le besoin de s’extirper par le haut de ce magma boueux, collant et sale qu’est la vie, en s’exprimant et en diffusant le fruit de son expression (qui a aussi son aspect boueux, nous le savons).
    C’est en rétablissant cette vérité première, en redonnant toute sa chair, toute sa force de vie, au fruit de l’expression artistique, que des personnes s’autoriseront à le goûter et, qui sait, à découvrir alors un monde qui changera (ou pas !) leur vie intérieure. Et qui les amèneront peut-être à essaimer à leur tour.  
                Oui, déboulonner l’art, non pas dans le but de le vider de sa force et de le réduire pour le donner en pâture à tous, mais, au contraire, pour montrer la puissance de vie unique, magique, qu’il peut contenir dans l’espoir que l’art trouve l’individu qu’il transportera et qu’il fera évoluer.
                Revenir au cœur de l’expression artistique : l’être humain qui vit et qui a soif de partager son humanité (quelle qu’elle soit, et peu importe la forme qu’elle prenne) avec l’autre, en vue d’un échange. D’un partage intime dans le secret des pages.
    L’objet de l’association « les éditions de la Fourmilière » sera donc de participer à l’approche et à la compréhension (à jamais repoussée et inatteignable) de l’être humain, par le biais de son expression artistique — sous toutes les formes possibles et imaginables ; une expression faite de sentiments, de tripes, de raison et d’âme. Et ce, en éditant elle-même toutes formes d’expressions artistiques sur tous supports en ce qu’elles serviront son objet, ou en faisant découvrir à un large public, et sans a priori, des œuvres existantes servant son objet mais peu ou mal connues.
    On le voit, l’objet de l’association sera à la fois culturel et pédagogique, au sens noble de ces deux termes.

    MOYENS :

             Pour réaliser son objet, l’association « les éditions de la Fourmilière » n’exclut aucun moyen. Tout se qui sera bon à sa réalisation sera entrepris.
                Pour l’heure, cela s’effectuera par le biais de la publication d’ouvrages de son président, l’association lui permettant de formaliser et de structurer son désir de construction et d’expression par l’écrit, tout en s’inscrivant de façon plus large dans son objet, par ailleurs né de son travail d’écriture.
                Si l’association peut, dans un premier temps, s’en tenir à cela, ce sera déjà très bien.
    Mais, ne voulant a priori ne se fermer aucune porte (ça, les contraintes de la réalité s’en chargeront bien assez tôt), et si cela lui est donné, l’association pourra être amenée à publier les livres d’autres auteurs, suivant une ligne éditoriale éclectique, avec toujours le souci de la belle ouvrage à prix abordable, et respectueuse de son potentiel lecteur. Elle s’ouvrirait ainsi à tout type d’ouvrages sur tout type de thèmes et ne se limitant à aucun genre. Son fil directeur éditorial étant la force et la beauté des œuvres proposées et/ou sollicitées. Par conséquent, elle s’ouvrirait aussi à la publication d’ouvrages littéraires de personnes n’écrivant pas.
                Concernant les livres, il va de soi que l’association « les éditions de la Fourmilière » fonctionnera sur la base d’un tirage minuscule, voire confidentiel : autour de 300 exemplaires (avec un minimum de 100 et un maximum de 500). Et certainement pas en vue d’un élitisme ridicule et d’un autre temps.
                Mais par bon sens, d’abord. La priorité des éditions étant de faire honneur au contenu des livres qu’elles publient (et donc au lecteur), en s’efforçant de le fabriquer beau et élégant, elle n’a pas d’argent à mettre dans la publicité, la diffusion et la distribution. Ainsi, inutile de publier trop d’exemplaires. Et ses livres ne viendront donc pas en rajouter dans l’engorgement  et entretenir l’absurdité des étals des marchands, déjà bourrés jusqu’à la gueule, insipidant tous les ouvrages qu’ils proposent au chaland.
    Pour une question de stockage, aussi, tout simplement. Et pour tout ce qui touche à la manutention, à l’administratif, à l’argent, à la vente... et enfin parce que l’auteur de ses premiers livres est un inconnu ! 
                Au-delà de ces questions de bon sens, par un nombre d’exemplaires édités limité, les éditions de la Fourmilière, le bel escargot, entendent respecter les livres ainsi nés. C’est-à-dire qu’aucun ne finira au pilon et qu’aucun ne sera soldé (son prix étant calculé au plus juste, voire à perte !).
    Chaque livre aura ainsi toute la durée de son existence matérielle pour trouver lecteur, qui sera considéré dans les faits, à son pied. Le lecteur ne sera pas pris pour une vache à lait.
    Enfin, l’association se gardera bien de connaître la misère d’un généreux catalogue, rentable sur une dizaine de titres pour des centaines d’autres qui, pour quatre ventes, finiront au pilon ou pourrissant dans des recoins sombres... (ce qui permettra par là même d’éviter une dépression carabinée).
                On le voit donc : Tout en étant une maison d’édition, les éditions de la Fourmilière ne sont pas une maison d’édition. Et vogue la galère !

                Au-delà des livres, l’association « les éditions de la Fourmilière », enfin, est ouverte à l’édition, à la diffusion et à la défense de tout type de supports permettant l’expression artistique. La défense et la présentation de ses productions pourront se faire  par le biais d’interventions auprès de tous publics et sous toutes formes imaginables (présentations, interventions médiatiques, etc.) ou par l’intermédiaire de toutes idées se présentant à elle qui servira son objet . (« Le Blog de rurz » en est un exemple : outre le fait de centraliser les actions de l’association et de les faire connaître au public, il constitue aussi une plateforme permettant de faire découvrir les travaux des collaborateurs (ou non) de la Fourmilière, bref, de donner à voir les travaux d’auteurs talentueux mais n’ayant pas ou peu publié et étant peu ou pas connus. Et, qui sait ?, de permettre une collaboration à plusieurs autour d’un projet commun ?...)
                Ces interventions serviront alors de tremplin pour faire connaître ou mieux connaître des œuvres passées ou récentes d’auteurs ayant publiés, mais peu ou mal connus, dont l’association estime qu’ elles sont en rapports direct avec son objet.
    Un bon moyen pour ouvrir des perspectives et pour sortir de l’espace confiné de l’association, ce qui permettra de voir plus loin et de commencer à faire des liens, pour les participants à ces interventions, dans le champ artistique.
    C’est ici l’aspect pédagogique de l’association, né de son désir de transmission et de faire découvrir d’autres formes d’expression artistique au public le plus large possible.

                Bien sûr, peut-être cela ne pourra être possible. Si l’association voit loin alors qu’elle n’est finalement que peu de chose, cela ne la dérange pas du tout. Elle connaît la force de l’humilité nécessaire et ne se fait pas trop d’illusion. Ce qui ne l’empêche en rien de foncer !

    FONCTIONNEMENT

             De par sa très petite taille (au niveau financier : le strict nécessaire en vue de son objet et des maigres économies de son président ; au niveau humain : toutes les bonnes volontés), l’association « les éditions de la Fourmilière » aura un fonctionnement très simple.

                Elle sera constituée uniquement d’un bureau, composé de trois personnes, désignées lors de l’assemblée constituante du 26/06/2011 (secrétaire : Delphine MOUNEREAU, trésorier : Cédric MARTIN, président : Julien CASSEL). Des collaborateurs seront aussi libres de creuser leur sillon dans cette fourmilière.

    Du fait de la nature actuelle de l’association et au vu de son engagement personnel et financier total et désintéressé, le président sera l’unique décisionnaire au sein de l’association pour toutes les questions relatives à celle-ci (le principe la régissant, dans l’état actuel des choses, étant la libre participation d’individus ayant le désir de s’associer à un travail personnel dans l’optique de permettre sa concrétisation et/ou de l’enrichir).
    Il n’effectuera donc aucune délégation en ce qui concerne les signatures, y compris au niveau financier (signatures de chèque, etc.).

                Le président, pour démarrer l’association et concrétiser ses premiers projets, s’engage sur la base d’un contrat d’apport de 3300 €, signé par chacun des membres du bureau. Ceux-ci s’engagent à restituer cette somme à l’intéressé si l’association venait à être dissoute.
    Par ailleurs, il assume, par honnêteté, l’aspect malaisé d’être à la fois celui qui apporte de l’argent et d’être l’un des signataires qui l’autorisent à cet apport financier !... Les présents statuts l’y autorisent expressément et entérinent par là même cet état de fait. Et ce d’autant plus facilement que le président ne gagnera pas personnellement d’argent avec l’association.

                Si l’association n’est pas, par définition, à but lucratif, elle pourra être amenée à gagner l’argent du fruit de son travail, sous quelque forme qu’il soit. Toutes les rentrées d’argent resteront sur le compte de l’association, ce qui lui permettra de financer son projet suivant. Un projet devant financer le suivant, et non pas venir « enrichir » l’un des membres du bureau, ni personne, conformément à la loi.  

                L’association n’exclut pas (mais dans une beaucoup plus petite mesure) de financer des moments conviviaux, ou de faire de petits cadeaux symboliques à ses collaborateurs, pour les remercier de leur aide et de leur bénévolat. Il va de soi que ces gestes seront raisonnables et n’équivaudront jamais à un salaire et ne seront pas systématiques.
     
                De par sa marginalité de fait, la gestion de l’association est désintéressée.
    Son activité ne concurrencera jamais celle d’une entreprise, elle s’inscrit bien plutôt contre ce schéma ; elle n’atteindra jamais (et ne souhaite de toute façon pas atteindre) les conditions de maisons d’édition classique pour exercer  son activité ; et par le produit proposé, et par le public visé, et par les prix pratiqués, et par les opérations de communication réalisées (comme on a pu s’en rendre compte en lisant, ci-dessus,  la partie « moyens » de ces statuts).

                Les collaborateurs de l’association le seront à titre gracieux et selon leur bon vouloir. L’engagement mutuel se fera sur le respect de la parole donnée, sur la confiance et d’une manière  libre et respectueuse. Ceux-ci pourront bien sûr donner leur avis, mais il sera consultatif. La décision finale appartenant au président.

                Le bureau et ses collaborateurs se réuniront quand ils le jugeront nécessaire. Les invitations seront coordonnées par le président. 
    Cela pourra donner lieu à des moments conviviaux financés par l’association.

                L’association ne fonctionnera pas sur le principe de l’adhésion : ceux qui souhaitent la soutenir pourront le faire par le biais de dons et/ou par l’achat des productions de l’association.
    L’association n’exclut pas la possibilité d’effectuer des demandes de subventions si le coût de ces projets le réclame.  Néanmoins, elle essaiera de s’en passer au maximum.

                L’association s’en tiendra à ce que la légalité et le bon sens lui demandent, vu sa taille et son objet, c’est à dire à :

    ·      La constitution d’un bureau, qui fonctionnera comme stipulé ci-dessus.
    ·      La tenue du « registre spécial ».
    • La tenue de ses comptes
                Tous les courriers seront uniquement adressés au siège social de l’association.

                Enfin, il est entendu que si l’association « les éditions de la Fourmilière » devaient évoluer (en publiant d’autres travaux que ceux de son président par exemple ou pour tout autre évolution significative), elle révisera ses statuts en fonction, avec une réunion préalable du bureau.
                Elle procédera de la même façon si l’association devait se dissoudre.

    PREMIERS PROJETS

             Pour résumer, l’association « les éditions de la Fourmilière », dont l’objet est de participer à l’approche et à la compréhension (à jamais repoussée et inatteignable) de l’être humain, par le biais de son expression artistique — sous toutes les formes possibles et imaginables ; une expression faite de sentiments, de tripes, de raison et d’âme, s’engagera pour l’heure dans six projets de départ :

    • La publication d’un nouveau livre de J. Cassel, intitulé « Quelque part dans un utérus ».
    • La refonte, le développement et l’enrichissement du blog des éditions de la Fourmilière : « Le Blog de rurz ».
    • La prospection auprès d’établissements scolaires pour vérifier la viabilité d’interventions pédagogiques dans ceux-ci, autour de son objet.
    • Sa présentation auprès de personnes susceptibles d’être intéressées par son objet et de s’y investir d’une manière ou d’une autre.
    • La réédition d’une partie du premier ouvrage, épuisé, de J. Cassel.
    • Le rassemblement des trois ouvrages ainsi édités par la Fourmilière dans un coffret artisanal de luxe à très peu d’exemplaires.
    Fait en trois exemplaires à Grenoble,
    le 26/06/2011

    ASSOCIATION
    -éF-
    Les éditions de la Fourmilière
    72, route de Lyon
    38000 GRENOBLE
    Secrétaire,
    Delphine MOUNEREAU
    Trésorier,
    Cédric MARTIN
    Président,
    Julien CASSEL